A Lutèce : Lutopie, une petite enclave aux frontières ouvertes

Deux femmes qui traversent un espace pavé sur l'esplanade de la Défense

Un jour, j’ai imaginé un minuscule pays : un espace de quelques mètres carrés aux frontières ouvertes, libre de circulation, situé au pied du bien nommé « Arc de Triomphe de l’Homme », au sommet de l’esplanade de la Défense. 

15 minutes de photo de rue légèrement obsessionnelle, et quelques superpositions d’images plus tard, font prendre corps à ce nouveau territoire. 

Homme franchissant une frontière virtuelle sur l'esplanade de la Défense

Assis sur une marche de la Grande Arche, mon attention s’est focalisée sur une grande bande blanche pavée sur l’esplanade de La Défense. 

Homme de dos sortant d"une zone pavée à la défense

J’ai commencé à photographier des passants-tes qui traversaient en toute liberté mon enclave parisienne imaginaire. 

Deux femme qui arrivent à l'angle d'une surface pavée à la Défense

Je ne saurais dire pourquoi, j’ai eu l’idée de figer l’instant, où des « migrants » éphémères, franchissaient cette symbolique frontière. 

Photomontage d'une femme dédoublée entrant et sortant d'une zone pavée

Téléphone à la main, insouciance sans peur du lendemain.
Et si, partout dans le monde, traverser une frontière était aussi simple que cela ?

Photomontage d'une femme dédoublée entrant et sortant d'une zone pavée à la Défense

Des femmes, des hommes et des enfants, libres et égaux en pas. 

Photomontage d'un couple avec enfant dédoublés traversant l'esplanade de la Défense

Ce nouveau pays sans surveillance, ni contrôles aux frontières, pourrait bien bien s’appeler « Lutopie ». 

La constitution de Lutopie

Pour donner l’exemple et faire entendre un jour sa petite voix à l’ONU, il a fallu doter Lutopie d’un premier article de constitution. 

Photomontage de passants dédoublés traversant une zone pavée

Pour un territoire plus virtuel que réel, sans ressources, ni habitations, ce fut assez simple : « toute personne est libre d’entrer, de sortir, sans contrôle, ni contrainte, de circuler, de fraterniser et de garder un peu de Lutopie dans son cœur ». 

L’Arc de triomphe de l’Homme

Sous l'arche de la défense, reflets de passants dans les vitrages
Réflexions sous la Grande Arche. ©️Thierry Allard.

Ce nom de ce monument parisien qui n’est n’est connu de presque personne, est celui que Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte concepteur de la grande Arche, en véritable utopiste, avait donné à son projet de cube blanc ouvert sur le ciel. 

Il décrivait ainsi, l’Arc de Triomphe de l’Homme : 

« Une fenêtre sur le monde

Avec un regard sur l’avenir.
C’est un « arc de triomphe » moderne, 
A la gloire du triomphe de l’humanité,
C’est un symbole de l’espoir que dans le futur les gens pourront se rencontrer librement.
Ici sous l’« arc de triomphe de l’homme » les gens viendront du monde entier pour connaître les autres gens, pour apprendre ce que les gens ont appris, 
Pour connaître leurs langues, leurs coutumes, religions, arts et cultures.
Mais surtout pour rencontrer d’autres gens !
Au seul contact des autres gens et nationalités les barrières que les sentiments d’incompréhension des siècles passés ont créées seront détruites. »

L’autre connexion ayant inspiré cet article : 

« Un jour, j’irai vivre en Théorie, car en Théorie tout se passe bien. »

Pierre Desproges

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